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jeudi 13 novembre 2008

... que chez les NAPPY aussi, c'est la crise!!

Prendre le métro pour se déplacer, cuisiner ses propres repas, faire le ménage soi-même... Il y a quelques mois, c'était impensable pour Charlotte B. Cette jeune femme élancée qui arbore brushing et blouse en fourrure de lapin, habite à quelques pas de l'avenue Charles-de-Gaulle, à Neuilly-sur-Seine, le N de NAPPY* (*Neuilly, Auteuil, Pereire, Passy) « Pas si loin de chez Jean Sarkozy ! » sourit-elle. Graphiste free-lance, elle a vu son pouvoir d'achat chuter brutalement avec l'arrivée de la crise économique. Petit à petit, ses clients ont annulé des commandes ou n'ont pas renouvelé ses contrats.

« Il y a pile six mois, je gagnais en moyenne 3000 euros nets par mois, répartis sur une demi-douzaine de clients. Ma spécialité, c'est de créer des logos pour des entreprises. Mes clients étaient des PME qui venaient d'être montées, des grandes sociétés qui voulaient renouveler leur ''identité graphique'' ou des agences de communication visuelle. » La crise économique les a rendus frileux et, en tant que free-lance, Charlotte n'a pas le droit aux Assedic. Elle n'a en ce moment plus que trois clients et touche 1200 euros nets environ. « Heureusement, mes parents me donnent 300 euros par mois pour m'aider à joindre les deux bouts, et j'ai quelques comptes d'épargne. »

Le loyer de son quatre-pièces, d'où elle travaille : 1200 euros pile justement ! Elle le partage avec son ami, chargé de recrutement pour une grande entreprise du CAC 40. « Il devait avoir une grosse promotion, mais à cause de la crise, ils prévoient de moins recruter... Il va donc garder son poste actuel. On avait déjà commencé à remeubler note appartement en prévision de cette promotion, on est un peu déçus... » Le plus gros sacrifice, pour Charlotte : renoncer aux taxis. « Dès que je devais aller quelque part, boire un verre, rencontrer un client, je prenais le taxi. Ce n'est pas si cher, 20 euros par trajet en moyenne, à raison de quelques allers-retours par semaine, ça me revenait à moins de 400 euros par mois. »

Vous trouvez ça hors de prix ? Charlotte a réponse à tout: « Si les gens s'offusquent, je leur réponds qu'une voiture coûte bien plus cher, entre le garage, l'assurance, le parking, l'essence. » Elle a dû se résoudre à prendre une carte Navigo à environ 50 euros par mois pour voyager en métro. « Je déteste toujours autant ça. On est serré, c'est long, les gens parlent fort, sentent fort. Et puis, tous ces escaliers, en talons, ce n'est pas pratique », grimace-t-elle.

Un autre poste de budget que Charlotte regrette : les traiteurs et la restauration à domicile. « Faire à manger, ça me gonfle vraiment. Et les plats tout prêts sont mauvais. Mon réflexe, c'était Alloresto.fr si je n'étais pas sortie, ou le traiteur du coin si je passais par là. Pour 15 à 25 euros par soir, à deux, nous avions un bon menu de sushis livré en 30 minutes, une piémontaise maison, ou du suprême de pintade. Le tout après quelques verres d'apéritif bus dehors avec des copines. »

Elle fait donc connaissance avec les plats surgelés, les boîtes de saucisse-lentilles et les salades sous plastique. Et en profite pour congédier la femme de ménage: « Trois heures par semaine, environ 300 euros par mois une fois les déductions d'impôts faites. Mais je crois que je vais la rappeler : ce n'est pas pour moi, c'est pour elle, je suis sa troisième patronne à m'en séparer à cause de la crise. Elle va finir sans rien. Et puis j'ai cramé ma blouse Maje en voulant la repasser, je suis nulle. »

Mais il y a des dépenses auxquelles Charlotte ne peut pas (ne veut pas ?) renoncer : « J'avais mis mon sac Kelly d'Hermès en vente sur Ebay. Mais je l'ai retiré, ça me faisait trop mal au cœur de m'en séparer. » Idem pour ses mèches blondes. « Sinon, on voit trop mes racines. Mais j'ai arrêté les grands coiffeurs à 140 euros au profit de Tchip à Levallois, à côté. Pour 28 euros, des coiffeuses super sympas donnent un coup de fouet à ma couleur. Je ne peux pas non plus m'épiler moi-même, c'est trop moche : j'ai gardé mon esthéticienne, je crois que je paye 120 euros par mois en moyenne. » Ah, la crise... Si certains y laissent des plumes, visiblement, d'autres refusent d'y laisser des poils...

lun. 10 nov. , Marlène Schiappa, Yahoo Actualités France.

vendredi 29 août 2008

... que...

Peut-être j'écris toujours les mêmes mots, toujours les mêmes phrases… peut-être faudrait-il que je me renouvelle… que mon esprit se renouvelle…

En attendant de trouver ces mots, ces mots nouveaux… voici ceux d'une autre… que j'aurais aimé écrire… des mots qui me parlent, et dans lesquels je me retrouve un peu…


Où est la différence entre "Je vais mieux", et "tu t'éloignes de moi" ?
Comment passe-t-on d'un "Je t'aime, mais un jour ça s'arrêtera et je veux pas" à un "Je t'aimais, c'était beau, mais c'est fini." ?
D'ailleurs est-ce que c'est vraiment fini quand on arrive à dire "c'est fini", ou bien quand on arrive à ne plus être fière d'arriver à le prononcer ?
Le cynisme est-il une preuve d'esprit, ou juste une distance de plus face au vide ?
L'humour est-il un concept universel ?
L'insomnie rend-elle les gens différents de leur être diurne ?
La nuit, tous les chats sont-ils vraiment gris, ou bien c'est nous qu'on voit rien ?
Toutes les cicatrices sont elles visibles ? Quand une cicatrice passe de visible à invisible, est-ce que ça veut vraiment dire qu'elle est guérie ?
Est ce que le fait de ne plus sentir signifie qu'on est guéri, ou qu'on est mort ?
La fatigue, ça a les même effets que l'alcool ?
Et pourquoi le Lion est mort ce soir ?
Si j'invente la téléportation, à quoi elle me servira ?
Pourquoi quand je bois un café le matin, ça me réveille pas mais quand je le bois le soir, ça m'empêche de dormir ?
Pourquoi est ce que mes rêves sont vraiment (mais vraiment très plus plus)² bizarres ? L'inconscient a-t-il une langue particulière ? Où est ce qu'on achète le "décodeur-spécial-inconscient-tordu" ?
Pourquoi y a une faille temporelle au dessus de mon lit qui fait que j'ouvre les yeux, il est 9h30, je ferme les yeux et 5 minutes plus tard, il est 11h ?

... que j'aime certaines vérités...

"C'est dingue quand même: maintenant à la moindre anicroche, allez hop! les gens se séparent! Mais enfin autrefois c'était pas comme ça. Les gens restaient ensemble. Ils apprenaient à se supporter. Ils s'aimaient vraiment quoi..."

"Ecoute Didier je ne veux pas vivre avec quelqu'un tu comprends? Ni toi ni personne je ne veux pas. Je veux vivre seul, seul, seul tu comprends! Je veux pouvoir péter dans mes draps tranquille, rentrer à n'importe quelle heure, bouffer sur un coin de table, inviter des copains, faire le ménage seulement une fois par an si ça me chante, je veux dépenser mon fric à ma façon, je veux..."

"Moi j' pense que c'est beaucoup plus facile d'être contre le racisme quand on habite à Neuilly que quand on habite à Saint Denis hein... Moi les étrangers je vis avec, alors j'peux pas les saquer voyez!! Y foutent rien, y sont sales, y nous piquent nos bagnoles, on leur file des appartements en priorité sur des français, y gagnent plus de fric que nous avec toutes les allocations qu'y z-ont, dans les écoles nos mômes apprennent plus rien parc' que y'a 70 % d'enfants étrangers qui parlent pas un mot de français, y nous font chier avec leur foulard et encore faudrait qu'on paye pour leur construire des mosquées alors vous avez qu'à voir…

- Mais enfin, qu'est ce que vous faites du droit à la différence, de la tolérance, de l'idéal de terre d'accueil de la France?

- Je sais pas c'que j'en fais d'ça, j'en sais rien…"


"J'suis dans les sables mouvants. J'me regarde dans la glace et j'me dis "est-ce que quelqu'un peut m'aimer? Qu'est-ce qui fait que deux personnes restent ensemble? Pourquoi je l'ai choisi elle et pas une autre? Et elle, qu'est ce qu'elle aimait chez moi et qu'elle aime plus? Est-ce que moi je l'aime encore? Qu'est ce que c'est aimer après dix ans quand on se croise tous les jours avec la tronche frippée des petits matins? Combien de temps ça dure le cul? Y'en a qui disent 9 mois, d'autres 2 ans... mais tout le monde sait que bon, le cul ça se calme une fois ou l'autre... Et après c'est quoi? Et ce 'quoi' ça peut tenir combien de temps? Est-ce que ça existe d'être heureux longtemps avec quelqu'un? J'ai plus de réponse... j'ai que des questions..."

mercredi 6 août 2008

... que j'ai des élans de poète! pouet pouet!

ton grand mec
qui parle mieux latin que grec,
ton 'avec'
qui fait gonfler ses petits pecs
que tu dévores à coups de bec!
et pas de salamalec,
pas de pimbèche, pas de pastèque!
et tout de suite en 'bec-à-bec'!!!



mercredi 30 juillet 2008

... quand on ne l'attend pas...

Un jour aux confins des coussins
Un jour où ronronne mon dessein
Un jour de présence, de silence et de force
Un jour un bagel et un quai!
du get, du citron et OKay!
Un jour de souvenirs, de soupirs... rosés...
Un jour de douceurs, de chaleurs et de peurs... dorées...
Un jour de plaisirs, de sourires... bleutés...
Un jour hors du temps, impatient...
Un jour hier déjà où dans tes yeux j'étais là
Un jour demain peut-être avec toi dans mes bras

mercredi 9 juillet 2008

... que j'ai une angine nécrotique unilatérale de Vincent...

Bonjour, bonjour mon petit blog!... Je t'avais laissé tomber depuis quelques temps (depuis le 19 juin exactement)... mais personne n'a eu l'air de s'en rendre compte... peu importe! hihi! il arrive parfois en effet qu'on soit sec, sans inspiration, rien, pas envie... j'ai eu besoin de m'aérer un peu, de laisser tout ça, de me reconcentrer, me recentrer sur ce qui fait l'objet de mes tourments actuels... mais que je dois me résoudre à ne pas éviter car car car ... bref, je ne veux même pas en parler... alors je suis là aujourd'hui... et ça va mieux... je suis moins fatigué... et pourtant, je traine une petite angine nécrotique unilatérale dite "de Vincent"... ça faisait longtemps qu'elle ne m'avait pas assaillie celle-là! alors son nom fait peur comme ça mais en fait ça n'est pas grave du tout...

Petit précis de médecine pour ceux que ça intéresse :

L'angine de Vincent est une angine ulcéreuse ou ulcéro-nécrotique, due à l'association fuso-spirillaire (Fusobacterium necrophorum et Borrelia vincentii). Elle a été décrite par le médecin français Hyacinthe Vincent (1862 - 1950).

La suite est beaucoup moins ragoutante :

Elle est relativement rare même si c'est l'angine ulcéreuse la plus fréquente. Elle s'associe souvent à une mauvaise hygiène buccodentaire. On retrouve une fièvre modérée, une haleine fétide et une odynophagie unilatérale.
L'examen de l'oropharynx montre une ulcération unilatérale avec des membranes grisâtres, souples. Présence d'adénopathies dans le territoire de drainage.
Le traitement repose sur une antibiothérapie par pénicilline V sur une durée de 10 jours.

Et pourtant je me lave les dents! matin, midi et soir! par contre pour l'haleine fétide comme ils disent si bien... je confirme... et ça n'est pas du tout pratique quand on a un rendez-vous galant...

Mais qu'est ce qu'une ODYNOPHAGIE??? et bien c'est le symptôme le plus chiant de cette p***** d'angine... et en vocabulaire médical ça donne ça : "Déglutition douloureuse". P***** de déglutition douloureuse oui!

mais rassurez-vous, je vais bien... (ben oui! ça m'arrive parfois quand même!)

jeudi 19 juin 2008

.. que je sois fatigué... très fatigué...

Je m'égare, je me perds. Je suis tellement fatigué. Je me perds dans chacune de mes idées. Quand je ne sais pas, quand je n'arrive pas à me décider... Quand je suis fatigué...

I've gained the world then lost my soul
Maybe it's cause I'm getting old
All the people that I know
Have gained the world then lost their souls
(Gained the World, Morcheeba)

Ces choses inavouables que parfois j'ose écrire... sans vraiment le vouloir, sans vraiment savoir pourquoi. C'est égoïste je le sais, car j'écris surtout pour moi. J'écris quand mon coeur et mon esprit perdent un peu pied... quand la raison est floue, quand la raison est loin... quand les larmes et les doutes sont à l'horizon. Quand je suis fatigué... Un besoin de l'écrire, un besoin de le dire sans faire de bruit... Je vais me coucher, c'est une belle journée, une si belle journée qui s'achève... Donne l'envie d'aimer, mais je vais me coucher, mordre l'éternité, à dents pleines...



lundi 16 juin 2008

... que qui quoi dont avec Icare mais où est-il?

C'est super chiant de tout commencer par "Il arrive parfois que..." Il arrive parfois que ça soit très difficile de commencer par cette phrase... "Il m'arrive parfois de..." pourrait marcher aussi... ou alors "Parce que..." Parce que il est cinq heures justement (enfin 17 heures...) et que Tonio s'endort, parce qu'il est fatigué. parce que c'est super 'pénible' ce qu'il fait en ce moment. parce qu'il parle de lui à la troisième personne et que ça fait hyper prétentieux. parce qu'il écoute An Pierlé... retennez son nom comme ils disent juste avant la pub... parce que terminer ses phrases par 'trois petits points' ce n'est pas vraiment les terminer... parce que rien n'est vraiment terminé dans ma vie justement... et tant mieux d'ailleurs! parce qu'il y a certaines journées qu'on aimerait voir se terminer plus rapidemment... parce qu'il y a certaines thèses qu'on aimerait voir terminés! hihi! n'est ce pas Mamour??!! Parce qu'il faut me laisser des commentaires parce que ça me ferait plaisir! même si je comprends parfaitement que ce post là ne soit pas du tout intéressant!!! (si tant est que les autres le sont!). Mais il arrive parfois qu'on trouve le temps long... ce temps qui dure et qu'il faut parfois combler, alors que d'autres durées mériteraient plus de temps... le temps d'un café? le temps d'un baiser...

dimanche 15 juin 2008

… que je me transforme en bonhomme de neige…

Moi je me transforme en bonhomme de neige dans deux minutes a dit pouetpouet… ça fera avancer la recherche… un prix Nobel peut-être ? mais un prix noble ? oh la la ! la fatigue me guette… humour facile… et ça n’est même pas de l’humour d’ailleurs mais un jeu de mots pourri ! enfin les jeux de mots sont une sorte d’humour après tout… et la maxime du jour (merci Pierre !) : « Jeux de mots, jeux de vélo ! »... et l'info du jour : le pont Wilson est celui que j'ai emprûnté pour rentrer! le voilà donc!

Pendant que j’y pense, j’ai eu une visite d’un internaute de Dallas… cher visiteur, laisse moi un commentaire !

et mon petit coup de coeur du soir... dans le noir.

... that I'm crackin up'...


Aujourd’hui j’ai passé la journée à travailler sous perfusion d’une chanson d’ABBA que je ne connaissais qu’à travers le conte musical Abbacadabra (voir plus bas)… et encore, avec des paroles françaises qui n’ont rien à voir avec la version originale… (et oui dans abbacadabra le titre est : Délivrés !).
Alors a priori ce titre est à propos d'une personne anxieuse de la visite 'of the secret police'... bon tout ça d'après mes 'Google recherches' bien sûr car les paroles elles-même ne disent pas ça explicitement... et le 'Crackin Up' rend la signification un peu obscure justement... et c'est ça qui est 'weird', les couplets et le refrain sont presque 2 chansons différentes autant par leur sens que par la couleur totalement différente de l'instru. Alors bien sûr, comme la plupart des chansons d'ABBA, le travail du synthé est très intéressant... même si ce son est un peu cheap aujourd'hui!
Enfin bref, je l’écoute en boucle ! Je suis complètement envouté par cette ambiance qui monte petit à petit… et surtout, je suis obsédé par le refrain! Ses paroles saccadées sur ce rythme soutenu et monochorde, et surtout le leitmotiv chanté en cœur «crackin up» (comprendre 'go mad'). Je vous invite d’ailleurs à le chanter avec moi (malgré la mauvaise qualité sonore de ce clip youtube), ça permet de bien perfectionner son anglais sur l’articulation entre le ‘zy’ et le ‘the’ (ze entre les dents – comme c’est sexy !!!), l’enchaînement ‘trempling in a terror evergrowing’, le ‘whole world’ (un peu comme ‘hhaule word’), le ‘cize’ de ‘Voices’… après ça vous avez intérêt à participer demain en classe !

Now I hear them moving muffled noises coming through the door I feel I'm crackin up
Voices growing louder, irritation building and I'm close to fainting crackin up
They must know by now I'm in here trembling in a terror evergrowing crackin up
My whole world is falling, going crazy there is no escaping now, I'm crackin up


The Visitors, ABBA, 1981




dimanche 8 juin 2008

... que je théorise ma vie...

Cette solitude me pèse aujourd’hui… cette solitude de la nuit… j’ai tant besoin des autres, j’ai tant besoin d’un toi auprès de moi. Moi qui pourtant aime et aimait à être seul souvent. Moi qui pourtant n’en souffrais pas avant. Moi qui suis là, seul, à théoriser ma vie, à trop y penser à ma vie, à ne pas la vivre ma vie, à ne pas la vivre comme je devrais. A ne pas la prendre en main peut-être car j’en ai les moyens. En ais-je seulement la force ? Où peut-être est-ce l’envie qui m’en évite… Sans doute parce que je n’ai pas envie de la vivre comme elle se dessine, et que je cherche encore la raison ou les moyens d’esquiver tout ce qui me fait peur. Comment vieillir sans être jamais adulte ? Comment vivre une vie d’adulte sans l’être ? Comment vivre une double vie ? Pourquoi écrire cela ici ? Mes propos parfois sombres et morbides ne font que révéler cette part de moi, trouble et tourmentée. Cette part de moi qui n’apparaît pas. Cette part de moi que peu ont su voir. Cette part de moi qui pleure souvent. L’autre est joyeuse et jolie. L’autre a parfois peine à sourire cependant. L’autre sait qu’elle n’est pas seule, et souffre aussi de se laisser envahir…

Voilà ! C’était mon essai intitulé : « De la schizophrénie et autres héboïdophrénies » !!!

Il est important de signaler d’ailleurs, tant qu’on en parle ici, que par schizophrénie on ne parle pas de « dédoublement de la personnalité » mais de troubles ayant pour conséquence des altérations de la perception de la réalité, des dysfonctionnements sociaux et comportementaux... etc. etc. dont, a priori, je ne souffre pas! (jusqu'à preuve du contraire!) et c’était la minute ‘culture’ pour détendre !

Où en étions-nous ? La mémoire ? ah oui ! ça va très bien la mémoire… je me souviens très bien de ces deux morceaux de pizzas qui attendaient le bus… par contre, LE mémoire ça va moyen en ce moment...!!!

Et puis j’ai faim aussi. C’est l’heure du nutella. C’est l’heure du dodo surtout, mais ce soir, je n’ai pas envie d’aller me coucher. Pourtant j’ai enlevé la Freebox de ma chambre pour ne pas être arrosé d’ondes WiFi plus qu’il n’en faut (je cherche toutes les raisons possibles à mes insomnies !)… alors je devrais essayer cette ‘nouvelle’ chambre sans onde WiFi… sans les miennes en tout cas, car je profite toujours allègrement de celles de mes voisins (ce sont les pires les leurs !). Je n’ai pas envie d’aller me coucher seul. De me réveiller seul. Ça ne me dérange pas d’habitude mais là ce soir ce sentiment est très fort… alors bien sûr je pense à mes amants – mais ça n’est pas d’eux dont j’ai envie. Paradoxalement (paradoxe Allemand ?) je n’ai envie de personne dans mon lit… personne sauf toi peut-être. Toi qui ne me lis pas, et qui ne me liras jamais. Toi que j’aimerais sentir se glisser dans les draps toute à l’heure… Je vais aller voir si tu n’y es pas déjà… Bonne nuit. Je vous embrasse fort.

vendredi 6 juin 2008

... que je me lève tôt le matin...

Bonjour, bonjour, le soleil vient de se lever, qui vient avec nous partager l'ami Ricoré ? C'est notre grand et sa fiancée, il vient nous la présenter... génial! et comme Grand-mère sait faire un bon café, ça waza super ce matin! Allez, vizirette, et pomme de reinette, car ce soir, à la brune, nous irons, ma brune cueillir des serments, cette fleur sauvage qui fait des ravages dans les coeurs d'enfants... tiens d'ailleurs, je vous ai apporté des bonbons... (salle café!)... ma petite Liz, don't worry, ais-je l'air si noir que ça aujourd'hui?

et en bonus track exclu, pour notre plus grand bonheur à tous, et pour nos amis les musiciens, la partition de "L'ami Ricoré" !!!! :

mardi 3 juin 2008

... que la nuit soit agitée....


Chaque nuit des pensées traversent mon esprit,

Elles s'emparent de mon corps, troublent mon lit.

Inconscient je me laisse entraîner

Dans un abîme sans y penser.


Lune, étoiles et autres particules célestes

Observent attentif chaque geste

Quelle liberté ai-je? Suis-je condamné?

A rester là immobile jusqu'au Lever.


copyright illustration : www.remi-dujat.com
« Nuit agitée »
Rémi Dujat, 2002
acrylique / toile 73 x 60 cm

... que je bascule à l'horizontal....

Je bascule à l’horizontal, démissionne ma vie verticale, ma pensée se fige animale, abandon du moi, plus d’émoi…. Je ressens ce qui nous sépare, me confi au gré du hasard, je vis hors de moi, et je pars à mille saisons, mille étoiles….. Plus de centre, tout m’est égal, Je m’éloigne du monde brutal, Ma mémoire se fond dans l’espace, Ode à la raison qui s’efface…..


j'ai lu je ne sais plus où... internet est tellement tout et n'importe quoi... mais j'ai aimé... ça faisait à peu près ça : (merci au bloggeur auteur de l'idée qui m'a inspiré!)

Moins de cheveux = moins de shampoing = gagner du temps le matin ? = plus de sommeil ?... est-ce si vrai ? la vie est-elle rhétorique ? Les cheveux ça repousse ?... si j’avais su, j’aurais laissé pousser avant !

Je suis intimement persuadé d’être doué pour quelque chose… Le problème, c’est que je n’ai pas encore trouvé ce pour quoi je suis doué…

Aujourd’hui j’ai très peu dormi… 3 heures, puis comaté 3 heures devant la télé (peut-être un peu plus…. ou un peu moins… moi et le temps….), parti au labo, mangé un sandwich brioche dorée devant mes e-mails, et puis dans quelques heures, quand j’aurais admis qu’il ne sert à rien de rester plus longtemps pour me donner bonne conscience si je n’utilise pas ce temps pour avancer correctement, je rentrerais chez moi pour manger les restes de mon beau frigo argenté (un frigo à beau être beau… il ne se remplit pas tout seul pour autant ! – malheureusement !)… et me coucher tôt ! Tous les jours je me dit : « Ce soir je me couche tôt »… car je sais que c’est le sommeil qu’il me manque, le vrai sommeil, seul dans son lit… sans mignon pour troubler mon corps, mon lit, mes nuits, mon repos….

Et me voilà, complètement cassé… incapable de me concentrer plus de 3 minutes sans avoir la paupière qui frétille pour me rappeler mon manque de magnésium, mon manque de nuit…. Je me fais vieux les enfants ! je manque terriblement d’entraînement…..

J’ai besoin d’une semaine de concentration continue et soutenue pour finir cet article de m…….. une semaine ! une semaine sans te voir… je vais mourir… ou je vais dormir... nu, sans toi, sans moi? où suis-je en ce moment? suis-je sur la bonne voie?....

... qu'il arrive parfois que...






Il arrive parfois que l'on vienne à se demander pourquoi on existe. Des questions triviales certes, mais que l'on va tout de même se poser sans cesse. Des questions sans réponse. A quoi ça sert de vivre? C'est chiant! On passe la majorité de son temps à ne pas vivre, pour pouvoir avoir quelques moments de vraie vie… mais l'un n'existe pas sans l'autre, et ne faire que "vraiment vivre", n'est possible, sauf exception, que si l'on accepte aussi de se sacrifier un peu… Je ne sais pas pourquoi j'ai commencé à écrire ceci. Bizarrement, je n'arrive pas à avancer sur la rédaction de ma thèse… mais là, je n'ai aucune difficulté à remplir cette page blanche. Bien sûr, il est très facile d'écrire quand les propos n'ont pas de rapport avec des résultats scientifiques, un courant idéologique précis, une bibliographie rigoureuse… en ce qui me concerne en tout cas. (Sans doute préférais-je tout ce qui n'est pas rigoureux? L'inrigueur' existe-t-elle?) J'ai souvent l'impression que ça ne devrait pas être le cas, et que je devrais prendre un certain plaisir à rédiger cette satanée thèse… j'ai perdu ce plaisir, cette envie, il y a plusieurs années déjà. Reviendra-t-il? Je ne sais pas. Je ne sais même pas si je l'espère. Peut être est-ce mieux. J'ai seulement peur que désormais plus rien ne m'intéresse assez pour que je daigne y sacrifier ma vie. Je n'aime pas souffrir sûrement. Je ne sais pas faire d'effort non plus. J'ai sans doute toujours estimé que ça n'en valait pas la peine, et que ce qui pouvait s'obtenir en douceur et gratuitement était bien suffisant. Partisan du moindre effort mais pas fainéant non plus… ça n'est pas joli comme mot fainéant… c'est mou, et ça lui donne un côté très péjoratif. Comme il a été écrit sur mes bulletins de note tout au long de ma scolarité, je suis plutôt un dilettante. J'aime ce mot! C'est un mot riche en sens (au pluriel). Qui de l'utiliser avec une charge négative, qui de reconnaître celui qu'il définit comme quelqu'un de qualité! Je ne savais pas quoi en penser les premières fois que je l'ai vu écrit. A vrai dire, je ne savais même pas que ce mot existait! J'ai d'abord cru comme beaucoup que c'était encore un nouveau défaut qu'on m'avait trouvé… et puis j'ai appris à aimer ce mot. J'ai aussi appris à me complaire dans cette qualité. Le dilettantisme est, paraît-il, réservé aux esprits supérieurs! (Comme c'est prétentieux de ma part!) C'est un peu comme la mélancolie. Quand elle n’est qu’un penchant à la rêverie et à la méditation vague, la mélancolie a son charme et même sa poésie. Sa poésie. Je n'irais pas plus loin dans la définition de dilettante… je suis loin d'être linguiste et philosophe. Je m'y essaye parfois. Sans grand succès.
Et tout à coup mon esprit est vide, et plus rien ne me vient pour continuer à écrire. J'aime taper sur un clavier. J'aurais peut être pu être secrétaire. Mais je n'aime pas qu'on me donne des ordres. Donc non. J'aime taper sur un clavier. 'A keyboard', c'est plus joli. Une planche à clé quoi. C'est un peu comme jouer du piano. Jouer du piano m'a toujours beaucoup détendu. Et j'ai l'impression en effet qu'écrire me détend. C'est un très bon moyen de ne pas penser à tout et n'importe quoi. De ne pas penser à "Pourquoi j'écris? Pourquoi j'ai eu envie d'écrire? Pourquoi je me demande pourquoi j'ai eu envie d'écrire?" Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi? A quoi ça sert? Mais comment fait mon cerveau pour en même temps se demander pourquoi j'écris, et l'écrire en relisant 'en même temps' pour vérifier qu'il n'y a pas de faute…??? Parfois j'aurais aimé être bête. Bienheureux les simples d'esprit? Il n'y a qu'en étant intelligent qu'on doit pouvoir se poser cette question sans doute. Je ne pense pas qu'il soit vantard de dire que je ne suis pas bête. Tout dépend de la référence. Tout dépend de la norme. Si on compte en année d'étude alors non je ne suis pas bête. (ou alors si! J'ai été bête d'en faire autant pour en arriver là – finalement, j'étais déjà intelligent avant! ) Si on compte en rentabilité des années que j'ai déjà vécues, alors ça se discute. Ça fait une heure que je me dis qu'il faut que j'aille prendre un café, sinon après il sera trop tard… en plus j'en ai envie… et puis voilà je ne l'ai toujours pas fait. Donc j'y vais maintenant. Tout le monde s'en fout. Mais j'aime bien parler de choses dont tout le monde se fout… Peut-être que je réfléchis sans cesse comme ça, à tout et n'importe quoi, tout simplement parce que je ne suis pas assez occupé. Parce que je ne suis pas assez captivé par ce que je fais. Ce que je fais ne mérite pas que mon esprit décide d'être monopolisé par cela. Ou aussi parce qu'il est important de "penser à autre chose". C'est souvent l'effet très bénéfique d'une pause clope. Pendant 10 minutes, malgré nous, et parce que l'action de fumer est automatique, même si elle est relativement complexe (on a vu pire cela dit!), et donc laisse l'esprit vaquer à des pensées diverses…. A diverses pensées aurais-je du écrire…. Et cela sans compter l'effet des molécules chimiques sur nos récepteur neuronaux… le deuxième effet kisscool quoi en quelques sortes. Ceci cela, ça, c'est, prout prout. J'avais le souvenir, lointain, que ma façon d'écrire n'était pas si mal. J'ai toujours été un faux scientifique. Sans doute suis-je aussi un faux littéraire. Un littéraire sans la culture qui va avec. Un batard quoi! Enfin bref. Avant c'était mieux! Mais c'est souvent comme ça. C'était toujours mieux avant. C'était mieux quand on était petit. (enfin, dans la plupart des cas). C'était mieux à l'école. C'était mieux quand on n'avait pas besoin de réfléchir tout le temps à tout plein de choses du quotidien, de l'avenir, du passé. Du passé surtout. L'avenir est une fonction du passé. Un passé – composé. On doit composer le passer pour en parler dans le futur. Voilà! la boucle est bouclée! et si on ne le compose pas, alors il est simple, ou encore imparfait… le futur? Un passé compliqué? Un passé perfectionné?